Paul Claudel v. Charles Maurras

Paul Claudel finally makes it to the Academie Française but not before a fight with Charles Maurras had been settled by the latter being expelled from the Academy after a trial condemned him to a lifetime’s hard labour. Their quarrel hinged on the fact that Claudel accused Maurras of denouncing him twice to the Gestapo:

Charles Maurras meurt le 16 novembre 1952. Quelques jours plus tard, à l’Academie, Jules Romains lit le traditionel homage. De tous les assistants, un seul reste assis : Paul Claudel. Le discours fini, celui-çi déclare qu’il ne s’associe pas à l’hommage rendu et demande que sa protestation soit enregistrée. Pour comprendre ce dernier mot de la querelle, il faut revenir quelques années en arrière.

Le 17 septembre 1944, le Préfet Farge révèle à Claudel que Maurras l’a “dénoncé deux fois à la Gestapo.” Deux jours plus tard, Georges Duhamel lui demande d’accepter un fauteuil à l’Académie. Il refuse, “à cause de Charles Maurras qui n’a pas encore été exclu”… Il ne saurait, écrit-il à Valéry, être le collègue de cette “immonde canaille”. Fin octobre, il envoie son témoignage au juge d’instruction du procès Maurras. Le 22 janvier 1945, devant la cour d’assises de Lyon, l’accusé traite le témoin à charge de “léporide” et de “caméléon”. Le 28 janvier, Maurras est condamné aux travaux forcés à perpétuité. L’Académie le radie quelques jours plus tard. Le 13 mars 1947, François Mauriac accueille Paul Claudel sous le coupole.

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